Réponse rapide. Google écrit qu'aucun balisage schema.org spécial n'est nécessaire pour apparaître dans les AI Overviews ou le mode IA. Pour un commerce local, les données structurées LocalBusiness restent utiles pour dire clairement qui vous êtes, avec deux champs obligatoires, le nom et l'adresse. Sur mon scan du 30 août 2026 (14 requêtes, 3 moteurs, 42 réponses), ma fiche est citée 9 fois sur 14 par Perplexity, 7 fois sur 14 par Chat GPT et 0 fois sur 14 par Gemini, alors que mon site est déjà balisé.
Je suis Mathieu Bouscaillou, expert indépendant français spécialisé exclusivement sur la gestion de fiches Google My Business. Sous le nom de Boustacom, je consacre 100 % de mon temps à Google, sans site web à vendre ni réseau social à gérer. C'est pour cette raison que je regarde les données structurées du point de vue d'une fiche et d'un commerce, pas d'une agence web.
Les données structurées, expliquées simplement
Une page web est écrite pour être lue par des personnes. Les données structurées sont une deuxième version de la même information, écrite pour être lue par des machines. Elles prennent la forme d'un petit bloc de texte caché dans la page, au format JSON-LD, qui suit le vocabulaire de schema.org.
Prenons « Maison Dupont », une boulangerie de Brive. Pour une personne, la page dit « Maison Dupont, boulangerie, 12 rue de la Gare, ouvert du mardi au dimanche ». Pour une machine, le bloc dit la même chose avec des étiquettes, « nom » pour Maison Dupont, « adresse » pour la rue, « horaires » pour les jours d'ouverture. L'étiquette évite à la machine de deviner si « 12 » est un numéro de rue ou un prix.
Ce que Google écrit pour les réponses générées par IA
Sur sa page consacrée aux fonctionnalités IA et votre site (page consultée le 26 octobre 2026), Google est net. Il écrit en toutes lettres qu'il n'y a « pas de données structurées schema.org spéciales » à ajouter, et que vous n'avez pas besoin de créer de nouveaux fichiers lisibles par machine, de fichiers texte pour IA ou de balisage pour apparaître dans ces fonctionnalités. Il ajoute qu'il n'existe aucune exigence supplémentaire ni démarche spéciale pour les AI Overviews ou le mode IA.
La même page demande en revanche de s'assurer que les données structurées correspondent au texte visible de la page. Ce n'est pas une consigne propre à l'IA, c'est une règle de base du référencement. Un horaire écrit dans le bloc caché mais absent de la page, ou l'inverse, crée une contradiction que Google peut ignorer.
Ce que cela veut dire pour un commerçant est simple. Le balisage n'est pas un interrupteur qui active les citations par l'IA. Quiconque vous le vend ainsi vend plus que ce que Google écrit.
Ce que Google écrit pour le balisage LocalBusiness
La documentation de Google sur les données structurées des établissements locaux explique à quoi elles servent. Elles permettent de donner à Google les horaires d'ouverture, les différents services d'une entreprise, et d'autres informations affichées dans la recherche et sur Maps.
Deux propriétés sont obligatoires, le nom (name) et l'adresse (address), et Google demande d'en renseigner « autant que possible » dans l'adresse. Parmi les propriétés recommandées figurent les horaires (openingHoursSpecification, et non l'ancien champ openingHours), les coordonnées géographiques (geo, avec au moins 5 décimales de précision) et le téléphone (telephone), décrit comme le moyen de contact principal pour les clients.
La page contient aussi un avertissement qu'il faut lire en entier. Google précise qu'il ne garantit pas que les fonctionnalités qui utilisent les données structurées apparaissent dans les résultats de recherche. Et si le site enfreint les consignes, Google peut appliquer une action manuelle contre lui. Le balisage est donc un moyen de se faire comprendre, jamais une garantie d'affichage.
Ce que mon scan montre, y compris le zéro
Mon site décrit déjà mon entreprise en données structurées, avec l'organisation Boustacom et mes pages de services. J'ai donc une mesure utile, celle d'un site balisé qui n'est pas cité partout.
Sur mon scan du 30 août 2026, j'ai suivi 14 requêtes commerciales sur 3 moteurs, soit 42 réponses analysées. Ma fiche est citée 9 fois sur 14 par Perplexity, 7 fois sur 14 par Chat GPT et 0 fois sur 14 par Gemini. Je l'avais déjà détaillé dans mon article sur la fréquence de mesure de la visibilité dans les IA.
Le zéro sur Gemini est le résultat défavorable, et je le publie parce qu'il répond à la question de cet article. Un site balisé peut ne jamais être cité par un moteur. Mon hypothèse, que je ne peux pas prouver, est que Gemini s'appuie sur l'index de Google Search, où mon site se classe encore en page 2 ou 3 sur ses requêtes principales au dernier relevé de Search Console. Le balisage ne remplace pas une place dans les résultats. Cette mesure est un seul scan sur un seul site, elle illustre un cas et ne fixe aucune règle.
Ce que les études disent, et ce qu'elles ne disent pas
Deux chiffres reviennent partout dans les articles sur le GEO, ce qui se résume à « apparaître dans les réponses générées par IA ». Le premier vient du Pew Research Center. Sur 900 adultes américains et 68 879 recherches Google observées en mars 2025, les internautes cliquent sur un résultat classique dans 8 % des visites quand un résumé IA s'affiche, contre 15 % sans résumé. C'est une mesure du comportement américain, pas du balisage.
Le second vient de l'étude fondatrice du GEO (Aggarwal et co-auteurs, ACM SIGKDD 2024), qui mesure une hausse de visibilité allant jusqu'à 40 % dans les réponses de moteurs génératifs. Elle teste des modifications du contenu des pages, pas le balisage schema.org, et ses résultats varient selon les domaines. Ni l'une ni l'autre n'établit que les données structurées font citer un commerce.
Cinq points que je vérifie sur le site d'un commerce local
1. Le nom, l'adresse et le téléphone sont identiques partout
Le bloc LocalBusiness, la page de contact, la fiche Google et les annuaires disent la même chose, au caractère près. Je détaille cette cohérence dans mon article sur les fondations locales du GEO.
2. Les horaires utilisent le bon champ
Google demande openingHoursSpecification. Les anciens sites utilisent encore openingHours, un champ que la documentation de Google ne reprend pas. Je corrige aussi les horaires exceptionnels, un commerce fermé le lundi qui affiche « ouvert 7j/7 » dans son balisage envoie un signal faux.
3. Les coordonnées GPS ont au moins 5 décimales
C'est la précision que demande Google pour le champ geo. Je relève les coordonnées sur la fiche Google Maps et je les recopie telles quelles.
4. Le balisage passe les deux outils de test
Le Test des résultats enrichis de Google dit si le bloc est lisible par Google, et le validateur de schema.org vérifie la syntaxe. Un bloc qui passe l'un et échoue à l'autre se corrige avant publication.
5. Chaque information du bloc est visible sur la page
Si le balisage annonce un horaire, un service ou un prix, la page le montre aussi. C'est la règle de Google, et c'est aussi la meilleure protection contre un bloc oublié qui dit autre chose que la page.
Où se joue le reste
Un site bien balisé mais bloqué aux robots des moteurs d'IA ne sera pas lu. C'est le sujet de mon article sur le fichier robots.txt et les robots des IA. Pour un artisan qui démarre, je commence par la fiche Google, puis le site, comme je l'explique dans GEO pour un artisan local. La page expert GEO décrit comment je mesure la visibilité d'un commerce dans les IA.
Ce que je ne promets pas
Je ne promets pas qu'un balisage fasse citer votre commerce, ni dans quel délai. Les moteurs génératifs mettent à jour leurs sources à leur propre rythme, et Google écrit lui-même qu'il ne garantit aucun affichage. Ce que je promets, c'est un bloc exact, qui dit la même chose que votre page et que votre fiche.
Sources
Cet article s'appuie sur la documentation Google fonctionnalités IA et votre site et données structurées LocalBusiness (relues le 26 octobre 2026), sur l'étude du Pew Research Center, sur l'article GEO, Generative Engine Optimization et sur mon scan du 30 août 2026.
Qui peut vous accompagner
Si vous voulez savoir ce que les moteurs d'IA disent de votre commerce et si votre site est lisible pour eux, je peux le mesurer avec vous. Mes tarifs sont publics sur la page tarifs, la page expert Google My Business décrit ma façon de travailler sur la fiche, et pour un premier échange, contactez-moi.
En résumé
Google n'exige aucun balisage spécial pour les réponses IA. Il l'écrit noir sur blanc dans sa documentation.
LocalBusiness sert à se faire comprendre. Le nom et l'adresse sont obligatoires, les horaires, le téléphone et les coordonnées sont recommandés.
Le balisage doit dire la même chose que la page. C'est la règle de Google, et la première cause d'erreur.
Un site balisé peut ne pas être cité. Mon scan du 30 août 2026 donne 0 citation sur 14 par Gemini, avec un site balisé.
Aucune citation n'est garantie. Le balisage est une base, pas un résultat.
Questions fréquentes
Faut-il des données structurées pour être cité par Chat GPT ou Gemini ?
Google écrit qu'aucune donnée structurée schema.org spéciale n'est nécessaire pour apparaître dans les AI Overviews ou le mode IA. Le balisage aide à décrire clairement une entreprise, il ne garantit aucune citation. Sur mon scan du 30 août 2026, mon site balisé n'est cité aucune fois sur 14 par Gemini.
Quelles données structurées pour un commerce local ?
Le type LocalBusiness, ou un type plus précis comme une boulangerie ou un restaurant. Le nom et l'adresse sont obligatoires, et Google recommande les horaires (openingHoursSpecification), les coordonnées géographiques avec au moins 5 décimales et le téléphone. Le tout doit correspondre au texte visible de la page.
Comment tester ses données structurées ?
Le Test des résultats enrichis de Google indique si le bloc est lisible par Google, et le validateur de schema.org vérifie la syntaxe. Je compare ensuite le contenu du bloc avec la page et avec la fiche Google, car une incohérence se voit rarement dans un outil de test. Mon article sur les fondations locales du GEO détaille cette cohérence.
