Google AI Mode et Gemini, comment ils choisissent les commerces locaux qu'ils citent

Perplexity et Chat GPT citent ma fiche, Gemini ne la cite pas. Cette différence m'a poussé à lire ce que Google publie sur ses propres réponses génératives, et à séparer ce qui est écrit de ce qui reste un angle mort.

Mathieu Bouscaillou Par Mathieu Bouscaillou · 5 octobre 2026 · 8 min de lecture
Commerçant souriant et cliente qui paie avec son téléphone dans une boutique

Réponse rapide. Google documente deux choses sur ses réponses génératives. Une page doit être indexée et éligible à un extrait dans la recherche, et Google dit qu'il n'existe aucune réglage spécial en plus pour AI Overviews et AI Mode. Sur mon scan neura du 30 août 2026, ma fiche est citée 9 fois sur 14 par Perplexity, 7 sur 14 par Chat GPT et 0 sur 14 par Gemini.

Je suis Mathieu Bouscaillou, expert indépendant français spécialisé sur Google My Business, et sous le nom de BOUSTACOM je consacre mon temps à la visibilité locale sur Google. Le GEO, c'est-à-dire le fait d'être cité dans les réponses des IA, prolonge ce travail. La fiche reste le socle, ce qui s'ajoute, c'est de comprendre comment chaque moteur lit un commerce.

Ce que mon scan du 30 août 2026 montre, y compris le mauvais résultat

Sur mon scan du 30 août 2026, réalisé avec le geo-tracker neura que j'ai développé, j'ai suivi 14 requêtes commerciales sur 3 moteurs, soit 42 réponses analysées. Ma fiche BOUSTACOM est citée 9 fois sur 14 par Perplexity, 7 fois sur 14 par Chat GPT, et zéro fois sur 14 par Gemini. Le périmètre est national et les mêmes requêtes sont suivies dans le temps.

Le zéro est le résultat que je n'aime pas, et c'est justement lui qui m'intéresse. Je ne peux pas dire d'après ces seuls chiffres si Gemini passera un jour à 3 sur 14 ou à 10 sur 14, et je ne promets aucun délai. Ce que je peux faire, c'est lire ce que Google écrit sur ses propres fonctions génératives, pour voir ce qui est vérifiable chez soi. Mon article précédent moteur par moteur détaillait les trois autres moteurs.

Ce que Google écrit noir sur blanc sur AI Overviews et AI Mode

La page « Fonctionnalités d'IA et votre site web » sur Google Search Central (dernière mise à jour affichée au 10 décembre 2025) contient trois informations utiles pour un commerce.

Un, les réponses utilisent une technique appelée « query fan-out ». Google lance plusieurs recherches liées sur différents sous-thèmes pour trouver les pages qui soutiennent sa réponse. Concrètement, une question comme « quelle boulangerie ouverte le dimanche près de la gare » est découpée en plusieurs recherches plus petites, et les pages qui répondent à l'une d'elles peuvent être reprises.

Deux, la condition d'éligibilité est la même qu'en recherche classique. Pour apparaître comme lien de support, une page doit être indexée et éligible à un extrait dans Google Search.

Trois, il n'y a pas de recette supplémentaire. Google écrit qu'il n'existe aucune exigence supplémentaire ni réglage spécial pour apparaître dans AI Overviews ou AI Mode. Il renvoie aux fondamentaux du référencement, comme l'exploration, le contenu de qualité et les données structurées.

Ce que Google ne dit pas, et que je ne peux pas inventer

La page ci-dessus parle d'AI Overviews et d'AI Mode. Elle ne détaille pas quelles pages l'application Gemini consulte, ni pourquoi elle citerait un commerce plutôt qu'un autre. Aucune source officielle ne l'explique. Quand j'écris que Gemini ne cite pas ma fiche sur ce scan, je décris une mesure, pas une cause.

Dans la même logique, les trafics venus de ces fonctions sont comptés avec le reste de la recherche. La documentation précise qu'ils sont inclus dans le trafic de recherche global de la Search Console, sous le type « Web ». J'ai détaillé le rapport dédié aux fonctions génératives dans mon article sur la Search Console, utile pour suivre l'évolution de son propre site.

Un test récent sur les fiches locales, à lire avec prudence

Le 17 septembre 2026, Search Engine Roundtable a décrit un test où le panneau d'une fiche d'établissement sur mobile s'affiche sous la forme d'un « AI Overview », avec un bouton « Afficher plus » qui ouvre une conversation de type AI Mode. L'observation vient d'une publication LinkedIn de Ben Fisher, reproduite par Barry Schwartz. Google ne l'a pas confirmé, et aucun pays n'est précisé.

Je ne bâtis donc aucune recommandation dessus. Je note seulement ce que ça suggère, que les fiches pourraient être lues par ces fonctions de plus en plus souvent. Une fiche complète et cohérente reste utile quel que soit le résultat du test.

Pourquoi les clics changent, et ce que ça vaut pour un réseau

L'enquête du Pew Research Center, menée sur 900 adultes américains en mars 2025 (68 879 recherches Google analysées, dont 12 593 avec un résumé IA), donne trois chiffres. Face à un résumé IA, les internautes cliquent sur un résultat classique dans 8 % des visites, contre 15 % sans résumé. Ils cliquent sur un lien à l'intérieur du résumé dans 1 % des visites. Et ils quittent la page de recherche sans cliquer dans 26 % des cas avec résumé, contre 16 % sans.

Attention au périmètre, c'est un échantillon américain de mars 2025, pas un chiffre français sur le commerce local. Ce que j'en retiens pour un réseau de plusieurs établissements est simple. Quand un résumé répond à la place du clic, ce qui compte, c'est que votre information soit juste dans le résumé, puisque beaucoup de gens s'arrêteront là.

Ce qu'un réseau de commerces peut contrôler dès maintenant

Puisque Google dit qu'aucune astuce spéciale n'existe, le travail se déplace sur les bases. Voici les quatre contrôles que je ferais sur un réseau de plusieurs fiches, dans cet ordre.

1. Chaque établissement a sa propre page indexée. Une page « nos magasins » qui regroupe dix adresses donne une seule porte d'entrée à Google, là où le fan-out peut chercher une réponse précise par ville ou par quartier. Un contrôle dans la Search Console suffit pour voir si chaque page est bien indexée.

2. Les extraits ne sont pas bloqués. Une directive qui interdit l'extrait peut priver la page de l'éligibilité décrite plus haut. Cela se vérifie sur chaque gabarit de page, pas sur un seul exemple.

3. Les infos pratiques sont identiques partout. Horaires, adresse, téléphone, nom de l'enseigne. Un résumé qui reprend une ancienne adresse, c'est un client qui se déplace pour rien. Mon article sur les fondations locales du GEO explique comment les aligner.

4. Une liste de requêtes par établissement. Un réseau ne se mesure pas avec une seule requête nationale. Chaque point de vente a son quartier, ses concurrents et ses mots. Les mêmes requêtes, mesurées aux mêmes dates, permettent de voir un mouvement, comme je l'explique dans mon article sur la fréquence de mesure.

Lire un zéro sans s'affoler

Un zéro sur 14 est un instantané. Il dit qu'à une date donnée, sur une liste de requêtes donnée, aucune réponse de Gemini n'a nommé la fiche. Il ne dit pas si Gemini l'a déjà citée la semaine d'avant, ni si une nouvelle réponse la citera demain. Les réponses génératives changent d'un jour à l'autre, même à question identique.

Pour un réseau de plusieurs points de vente, la bonne lecture passe par une série. Même liste de requêtes, mêmes moteurs, scans espacés dans le temps. Ensuite seulement on regarde l'écart entre deux scans. Un seul chiffre isolé sert à ouvrir une enquête, pas à conclure. Je préfère le dire clairement plutôt que de transformer un zéro en histoire ou un neuf en victoire.

Dernier point de méthode, les trois moteurs ne fonctionnent pas de la même façon. Comparer trois moteurs sur les mêmes requêtes aide donc à repérer un décalage entre eux, mais pas à expliquer chaque cas, et c'est pour cette raison que je ne tire aucune cause d'un seul scan.

Ce que je ne peux pas promettre

Je ne promets pas qu'un réseau sera cité par AI Mode ni par Gemini, ni dans quel délai. Les moteurs génératifs rafraîchissent leurs sources à leur rythme, et personne en dehors de Google ne le maîtrise. Je peux mesurer, dire où un réseau est cité et où il reste invisible, puis corriger ce qui est vérifiable. C'est la différence entre un baromètre et une promesse.

Si un prestataire vous garantit une place dans les réponses de Gemini, demandez-lui ses requêtes, ses dates et son échantillon. Un chiffre sans échantillon ne se vérifie pas. Pour comparer les premiers éléments, je renvoie vers mon article sur être cité dans Google AI Overviews et vers celui sur le GEO pour une PME multi-établissements.

Qui peut vous accompagner

J'accompagne aussi bien des solopreneurs avec une seule fiche que des réseaux multi-établissements, ce qui me permet de calibrer le suivi selon la taille du projet. Sur le volet GEO, ma page Expert GEO décrit ce que je mesure et comment, et les tarifs pour plusieurs fiches sont publics. Pour un premier échange sur votre réseau, contactez-moi.

En résumé

Google documente AI Overviews et AI Mode, pas Gemini. La condition connue est d'être indexé et éligible à un extrait, sans réglage spécial.

Mon scan du 30 août 2026 est contrasté. 9 sur 14 chez Perplexity, 7 sur 14 chez Chat GPT, 0 sur 14 chez Gemini, sur 42 réponses analysées.

Un test sur les fiches locales existe, non confirmé. Signalé le 17 septembre 2026, sans pays précisé.

Quatre contrôles valent pour un réseau. Une page indexée par établissement, des extraits ouverts, des infos identiques partout, une liste de requêtes par point de vente.

Aucun délai de citation n'est promis. Seule la mesure répétée dit si ça bouge.

Questions fréquentes

Comment Google choisit-il les pages citées dans AI Mode et AI Overviews ?

D'après la documentation Google Search Central, il utilise une technique de « query fan-out » qui lance plusieurs recherches liées sur différents sous-thèmes pour trouver des pages de support. Pour être éligible, une page doit être indexée et éligible à un extrait dans Google Search. Google précise qu'il n'existe aucune exigence supplémentaire ni réglage spécial pour ces fonctions.

Pourquoi Gemini ne cite-t-il pas ma fiche alors que Perplexity et Chat GPT le font ?

Aucune source officielle ne détaille quelles pages l'application Gemini consulte. Sur mon scan neura du 30 août 2026, ma fiche est citée 9 fois sur 14 par Perplexity, 7 sur 14 par Chat GPT et 0 sur 14 par Gemini, sur 14 requêtes commerciales et 42 réponses analysées. C'est une mesure, pas une explication, et je ne promets aucun délai pour qu'elle évolue.

Que doit vérifier un réseau de commerces pour être éligible aux réponses génératives de Google ?

Quatre contrôles. Chaque établissement doit avoir sa propre page indexée, les extraits ne doivent pas être bloqués, les informations pratiques (horaires, adresse, téléphone) doivent être identiques partout, et chaque point de vente doit avoir sa propre liste de requêtes suivie aux mêmes dates. Ce sont des bases de référencement, pas une garantie de citation.

Où votre réseau est-il cité, et où reste-t-il invisible ?

Je mesure moteur par moteur, avec les mêmes requêtes suivies dans le temps. Je vous montre le résultat, y compris ce qui ne va pas.

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